Aller au contenu principal

Nos expertises

Les compétences des organisations participantes

Les organisations du CNASPP ont des compétences spécialisées. Elles aident à comprendre les effets du handicap sur le travail ou la formation, puis recherchent les aménagements et les aides techniques adaptés.

Le collectif fait connaître ces compétences et les met en commun. Les prestations sont réalisées par les organisations elles-mêmes.

Cinq domaines, une même attention aux situations de travail

Ces domaines correspondent aux catégories des Appuis Spécifiques. Une même situation peut relever de plusieurs d’entre eux. Les exemples cités le sont à titre d’information : les professionnels interviennent sur les conséquences du handicap ou de la situation de santé dans l’activité, sans que le diagnostic ait à leur être transmis.

Handicap auditif (HA)

Le handicap auditif se manifeste par l’absence ou la perte, à des degrés variables, de l’acuité auditive : surdité de naissance, perte auditive progressive, surdité brusque ou consécutive à une maladie, avec ou sans appareillage ou implant. Il touche l’audition, mais aussi la parole, la maîtrise de la langue, orale et écrite, et les relations avec l’entourage. Les situations sont très diverses selon le degré de la perte, son ancienneté et le mode de communication de la personne : à l’oral, à l’écrit ou en langue des signes française (LSF). Au travail ou en formation, les difficultés portent surtout sur la communication : réunions, téléphone, échanges en groupe ou dans le bruit, consignes données à la volée, perception des signaux sonores.

Les professionnels évaluent la façon dont la personne communique et ce qui la gêne concrètement dans son activité. Ils recherchent avec elle, l’employeur ou l’organisme de formation les adaptations utiles : organisation des échanges et des réunions, aides techniques à l’écoute, sous-titrage et transcription, interprétariat en LSF ou codage en langue française parlée complétée (LfPC), alertes visuelles, information de l’équipe.

Handicap visuel (HV)

Le handicap visuel se manifeste par l’absence ou la perte, à des degrés variables, de l’acuité visuelle. Il peut survenir brutalement ou progressivement, venir d’une maladie de l’œil, comme la dégénérescence maculaire, le glaucome, la rétinite pigmentaire ou la cataracte, ou être la conséquence d’une autre atteinte, comme le diabète ou un accident vasculaire cérébral. Il peut toucher la vision centrale ou périphérique, la vision des couleurs ou la sensibilité à la lumière, et limite la lecture et l’écriture, l’usage des écrans, les déplacements, le repérage dans l’espace de travail ou la reconnaissance des personnes. Les besoins dépendent du reste de vision et de la façon dont la personne l’utilise.

Les professionnels évaluent les besoins liés à la vision et proposent des aménagements : éclairage et contrastes, agrandissement, lecteurs d’écran et synthèse vocale, braille, accessibilité des documents et des logiciels, organisation du poste et des déplacements. Ils peuvent aussi aider la personne à apprendre d’autres façons de faire pour compenser la baisse de vision, et ils accompagnent l’employeur ou l’organisme de formation dans la mise en place des solutions.

Handicap psychique (HP)

Le handicap psychique résulte de maladies psychiques ou de troubles mentaux chroniques, par exemple troubles anxieux, dépressifs, bipolaires, schizophréniques, troubles obsessionnels compulsifs ou état de stress post-traumatique, qui surviennent le plus souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Il se distingue du handicap mental : la personne conserve ses capacités physiques et ses facultés intellectuelles, qui lui permettent de penser les actions sans toujours pouvoir les mettre en œuvre. Il demande des efforts permanents d’adaptation, en particulier pour entrer en relation avec les autres, et peut perturber, souvent par périodes, la concentration, l’énergie, la gestion du stress, la régularité de l’activité ou les relations de travail. Largement invisible, il expose à l’isolement.

L’environnement de travail influence fortement l’expression des capacités de la personne. Les professionnels l’aident, ainsi que son entourage professionnel, à comprendre les effets du trouble sur l’activité et à repérer les ajustements possibles : rythme et horaires, organisation et priorisation des tâches, environnement, modalités d’échange avec l’équipe et l’encadrement, anticipation des périodes plus difficiles. Si la personne le souhaite, ils travaillent en lien avec les professionnels qui l’accompagnent.

Handicap moteur et maladies chroniques invalidantes (HMo/MCI)

Le handicap moteur se manifeste par une aptitude limitée à se déplacer, à exécuter des tâches manuelles ou à mouvoir certaines parties du corps, d’origine congénitale, accidentelle ou liée à une maladie : paraplégie ou tétraplégie, hémiplégie après un accident vasculaire cérébral, amputation, paralysie cérébrale, maladies neuromusculaires, troubles musculo-squelettiques (TMS), lombalgies chroniques, rhumatismes inflammatoires. Les maladies chroniques invalidantes, comme le diabète, les cancers, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les insuffisances cardiaques, rénales ou respiratoires, les maladies inflammatoires de l’intestin ou les maladies rares, demandent une adaptation et une anticipation constantes : elles et leurs traitements provoquent douleurs, fatigue, somnolence, troubles de la concentration et de la mémoire, variations de l’humeur, et ont des répercussions psychologiques et sociales, avec des effets qui évoluent dans le temps.

Les professionnels étudient le poste, l’environnement et l’organisation du travail pour proposer des aménagements : matériel et aides techniques, accessibilité des locaux et des déplacements, horaires et répartition des tâches, alternance des postures, anticipation des évolutions. L’essai du matériel en situation réelle, grâce aux plateformes de prêt, permet de valider une solution avant de l’acquérir.

Troubles du neurodéveloppement (TND)

Dans le marché des Appuis Spécifiques de l’AGEFIPH, ce domaine est plus large que son nom. Il recouvre les troubles du neurodéveloppement proprement dits : troubles du spectre de l’autisme (TSA), trouble du développement intellectuel (TDI, handicap mental léger à modéré), troubles spécifiques des apprentissages (troubles « dys » : dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysphasie) et trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Il inclut aussi les troubles cognitifs acquis après une lésion cérébrale (traumatisme crânien, accident vasculaire cérébral, anoxie), certaines maladies neurologiques évolutives et l’épilepsie.

Ces troubles peuvent toucher la mémoire, le langage et la communication, les gestes, la reconnaissance des objets ou des personnes, et les fonctions exécutives : planifier, organiser, contrôler une action. Les stratégies de compensation que les personnes mettent en place entraînent souvent une grande fatigabilité. Les professionnels partent de la situation réelle pour proposer des adaptations : tâches organisées étape par étape, consignes écrites et supports visuels, aménagement de l’environnement (bruit, lumière), outils numériques, rythme de travail, information de l’équipe et de l’encadrement.

Les plateformes d’essai et de prêt

Neuf structures ayant approuvé le plaidoyer gèrent, seules ou avec un partenaire, une plateforme d’essai et de prêt de matériel adapté au handicap.

Ces plateformes permettent d’essayer une aide technique en situation de travail ou de formation avant de l’acquérir. L’essai vérifie que la solution convient réellement à la personne et à son activité.

Des repères partagés

Quel que soit le domaine, les membres du collectif partagent quelques principes d’intervention.

  1. Partir du travail réel

    Observer l’activité, l’environnement et les contraintes concrètes plutôt que de s’en tenir à un diagnostic.

  2. Associer les personnes concernées

    Construire les réponses avec la personne, l’employeur ou l’organisme de formation et les professionnels qui l’accompagnent.

  3. Essayer avant d’acquérir

    Tester les aides techniques en situation, lorsque c’est pertinent et possible.

  4. Conseiller en toute indépendance

    Recommander la solution la plus adaptée, sans favoriser une marque ni un fournisseur.

Comment bénéficier d’un Appui Spécifique ?

Le CNASPP ne réalise pas de prestations et ne reçoit pas de demandes individuelles.

Pour bénéficier d’un Appui Spécifique, adressez-vous au professionnel qui vous accompagne, par exemple votre conseiller Cap emploi, France Travail ou mission locale.

C’est lui qui fait la demande sur la plateforme digitale de l’AGEFIPH, réservée aux professionnels. Les Appuis Spécifiques sont financés par l’AGEFIPH et le FIPHFP.

Avant de déposer une demande, les professionnels habilités peuvent solliciter l’INFOSAS, le service d’information et de conseil de l’AGEFIPH et du FIPHFP sur les Appuis Spécifiques (coordonnées régionales, PDF).

Vous souhaitez rejoindre le collectif ?

Vous représentez une organisation intervenant dans les Appuis Spécifiques ou les plateformes d’essai et de prêt d’aides techniques ?

Le CNASPP souhaite favoriser les échanges avec les professionnels et les organisations qui partagent sa volonté de travailler ensemble et d’améliorer les réponses apportées aux personnes en situation de handicap. Contactez-nous pour découvrir notre démarche et les possibilités de participation.

Revenir en haut de la page